le confinement : cloîtré chez soi, seul ou à plusieurs, dans un contexte anxiogène : difficile de prime abord de trouver du positif à la situation. Mais la crise sanitaire que nous vivons a aussi des choses à nous apporter, entre redécouverte de soi et nouveau rapport aux autres.

Dans cette crise exceptionnelle due à la pandémie du coronavirus, chacun gère son quotidien confiné à sa façon. De mon coté : anxiété, ennui (alors que j’ai des choses à faire) etc. 

Mais je pense réellement que cet épisode n’est pas à prendre forcément comme une tare. 

Cette période peut être synonyme de retour à l’essentiel. La résilience, qui est en chacun de nous est vraiment importante dans cette période. Cette capacité à voir le verre à moitié plein même dans les moments les plus sombres est une bonne solution pour garder le moral et ouvrir de nouvelles portes.

Prendre du temps pour soi

La première chose que j’apprécie c’est le fait d’avoir du temps pour moi. Plus de stress de vie à 3000 à l’heure entre les cours, le job étudiant, l’auto-entreprenariat etc. Je prends le temps de créer, de faire ce qui me fait plaisir. J’adore Pinterest, mais je n’ai jamais le temps de créer des tableaux qui me correspondent vraiment, partager ce que j’aime. 

En plus avec le déménagement qui approche (malgré le fait qu’on soit complètement bloqués pour l’instant) j’ai vraiment le temps de m’organiser, de souffler et d’avancer à tâtons, ce que je n’ai pas fait depuis quelques mois voir années.

Je viens de finir mon année et je me dis “wow” c’est la première fois que je n’ai juste RIEN À FAIRE. Pas un dossier en retard, ou un retour client à faire, quedal ! 

Et au lieu de paniquer, comme je fais généralement, je profite juste du moment. J’apprends le grec via une application, j’avance des articles de blog, je me commande des fringues (OUI JE SAIS C’EST PAS TOP MAIS BON ÇA FAIT TRÈS LONGTEMPS QUE JE NE ME SUIS PAS FAITE PLAISIR!!).

C’est juste génial, je profite du moment présent. Je vais tant bien que mal à mon rythme. 

Enfin, je ne sais pas pour vous, mais moi j’ai la chance d’être confinée avec mon amoureux chez ses parents dans la drôme.  Je dis chance, car s’en est réellement une. J’ai la chance de découvrir vraiment ses parents dans l’intimité du foyer, j’ai la chance de partager BEAUCOUP de moment avec mon loulou. Et de créer des souvenirs ensemble.

Ce confinement est aussi pour moi l’occasion de faire toutes les choses que j’ai toujours repoussées au lendemain. Je parlais de Pinterest un peu plus haut, mais je peux aussi parler de toutes les formations que je rêve de suivre, comme par exemple : PHOTOSHOP, ILLUSTRATOR, etc. Des choses que j’aimerais maîtriser mais que d’habitude je peine à me motiver à m’y mettre à cause d’un emploi du temps déjà plein. 

Je prends aussi du temps pour réfléchir à ma future décoration de mon cocon dans lequel je vais emménager dans quelques semaines. 

Finalement ce confinement est une aubaine pour moi : retrouver de la créativité, et faire ce que je n’ai jamais le temps de faire chez moi. (ou que je ne cherche pas à faire non plus) 

Revenir à l’essentiel (et à ceux qu’on aime)

Si autant le confinement est une chance de pouvoir faire le grand ménage dans sa maison, c’est aussi le moment propice pour faire de la place dans … son esprit. Face à l’urgence de la crise sanitaire qui nous touche, on ne s’embarrasse presque plus de ce qui nous encombre pour revenir aux bases : la famille et les amis. 

Comme je l’ai dit plus haut, j’ai enfin du temps à partager avec les gens que j’aime. Ça me laisse plus de temps pour parler d’avenir avec mon chéri ou avec ma meilleure amie. Ça me permet aussi de créer des liens avec les parents de mon amoureux, c’est vraiment enrichissant. C’est aussi une nouvelle étape dans notre couple je pense et j’ai hâte de voir ce que ça donnera plus tard, quelqu’en soit l’issue. 

C’est aussi le moment de battre le rappel des troupes, et de sécuriser des liens que l’ont croit habituellement acquis. J’appelle beaucoup plus souvent mes parents, mes grands parents, mes amis etc. Ce que je ne faisais pas souvent par manque de temps ou d’un milliard d’autres raison d’ailleurs. Meme si je sais qu’ils sont tous en sécurité, j’ai peur de les perdre et j’ai envie de les rassurer parce que je sais qu’eux aussi ont peur au final. 

On a plus le droit de se toucher, mais les liens se resserrent

Je crois que l’on a tous cette sensation, je me suis rapprochée d’ami que j’avais perdu de vue. On prend beaucoup plus de nos nouvelles etc. On a certes plus le droit de se toucher mais les liens se resserrent quand même. 

Redécouvrir notre solidarité

De mon coté, cette période de confinement m’a permis de redécouvrir ma solidarité d’être humain. 

Cela m’a permis de penser un peu plus à ceux que j’oublie d’habitude. Ça a développé mon empathie et ma compassion envers les autres. 

D’autant plus que je trouve que j’ai beaucoup de chance d’être confinée avec la famille de mon loulou alors que je pense aux autres, ceux qui sont soit loins de chez eux et de leurs proches, soit ceux qui sont en première ligne. Grosse pensée pour nos soignants, le personnel s’occupant du nettoyage, mais aussi les caissiers et autres personnes obligées de travailler dans cette période compliquée. 

J’ai envie de faire passer le collectif avant moi

Dès le début du confinement j’ai vu beaucoup d’élans de solidarité. Des voisins qui aident les personnes âgées, ça m’a touché, et j’étais soulagée de voir que dans cette période aussi sombre, beaucoup de bon en ressortait (LA RÉSILIENCE !!) 

J’ai envie de parler à tout le monde alors que d’habitude. J’ai tendance à baisser la tête dans les magasins. Maintenant je souris aux gens en me disant “cool s’ils vont bien”.

J’ai aussi commencé à voir ce que je pouvais faire pour contribuer à tout ça, et dès la levée du confinement je vais aider des personnes âgées en faisant leurs courses etc. Je comprends l’importance du collectif. Sans les autres, nous ne sommes rien au final. 

Je vois aussi cette vague de soutiens sur les réseaux sociaux, sur Instagram par exemple, je vois des petits messages à l’intention de nos soignants. C’est beau et réconfortant. On parle aussi beaucoup d’isolement, on a beaucoup plus envie de partager. C’est beau et ÇA FAIT DU BIEN !!

J’ai envie de faire parti de ce collectif là et d’aider les gens angoissés, les divertir et faire passer le temps. 

La possibilité de se réinventer pour l’après

Cette parenthèse est certes l’occasion ou jamais d’être dans l’instant présent, mais aussi de penser à ce que l’on veut pour soi, et surtout à ce que l’on ne veut plus “après”.  

Ce confinement m’a permis de développer mes projets que je laissais bien trop en suspend et j’ai compris ce que je ne voulais plus du tout dans ma vie : la négativité. Cette période est tellement bénéfique pour moi. J’ai eu l’occasion de passer beaucoup de temps avec la maman de mon loulou qui m’a permis de remettre un tas de choses en perspectives, et de me faire comprendre que je n’avais pas besoin de me prendre autant la tête pour mes projets et que tout viens à qui sait attendre. 

Me détendre, profiter du moment présent sans avoir peur de l’avenir, et souffler un bon coup. 

Il y aura un avant et un après coronavirus.

Pour certains ce ne sera pas un changement professionnel, mais un changement de mentalité. Je pense réellement que nous seront beaucoup moins égoïste et je regarderai d’un autre oeil les métiers médicaux mais aussi ceux du service à la personnes et les employés de magasins qui vont vaillamment au travail le matin, en prenant des risques : pour nous. 

Un lâcher prise universel

Nous voila donc dans un des rares moments collectifs de lâcher prise : pour ceux qui arrivent à accepter de pas tout contrôler, ça peut être formidable. Ça peut ouvrir à l’acceptation que le monde est imprévisible et inviter à des activités comme la méditation que je pratique depuis peu (merciiiii la maman de Simon encore !)  pour se recentrer sur l’essentiel au lieu de s’éparpiller. 

C’est un bon rappel sur le fait que nous ne maîtrisons pas tout. Ça nous permet de réévaluer la valeur du moment présent.

Se recentrer, c’est aussi repenser nos habitudes. 

Avec Simon, nous avons décidé d’emménager ensemble. On en a avait parlé pendant longtemps avant tout cela mais il est vrai que le confinement a confirmé que c’était le moment. Et donc qui dit déménagement dit nouvelle déco (YOUPIIIIIII), mais j’ai changé avec tout ce qu’il se passe actuellement : j’ai envie de consommer autrement. 

Moins de viandes, moins d’achats en ligne, moins de produits non-éthiques : la décoration sera en majorité issue d’EMMAUS. Je vais faire don des objets dont je n’ai plus besoin et idem de mes vêtements.

Ce nouveau départ est pile le bon moment pour faire un petit bilan de nos habitudes et remettre en question ce qu’on aimerait changer au quotidien, entre nous mais aussi dans nos habitudes de consommations! 

En tout cas, cette période m’aura appris pour l’instant que tout ce dont j’ai envie pour l’instant est de vivre mieux et encore plus fort. 

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prenez soin de vous et des autres #confinement

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