COUCOUUUUUU C’EST MARINOU J’SUIS DE RETOUR APRÈS DEUX MOIS À BOSSER TELLE UNE ESCLAVE POUR VOUS PARLER D’UN SUJET QUI ME TIENT À COEUR : LE FUCKING SYNDROME DE L’IMPOSTEUR. 

Tu peux aussi lire ma lettre ouverte à mon corps ici :  

TOUT D’ABORD TOUT D’ABORD TOUT D’ABORD, avant tout, voici la définition de ce syndrome : 

Comme l’explique le site Passeport santé le syndrome de l’imposteur, également appelé syndrome de l’autodidacte, induit une forme de doute maladif chez les personnes qui en sont victimes. Ces doutes les incitent à nier la propriété de tout accomplissement, qu’il soit professionnel ou privé. Selon cette théorie, les victimes ont donc tendance à rejeter systématiquement le mérité lié à leurs travaux et attribuent leurs succès à des éléments extérieurs comme la chance, le travail acharné, leurs relations, certaines circonstances exceptionnellement favorables…

Ces personnes doutent en permanence, et croient duper leurs collègues, leurs amis, leurs supérieurs : ils vivent en craignant d’être démasqué d’un moment à l’autre. 

En bref : 

  • Tu penses que toutes tes réussites sont dues à la chance, l’ignorance des autres
  • Tu as peur d’être démasquée, que les autres réalisent soudainement que tu n’y connais rien
  • Tu refuse du travail dans ton domaine parce que tu penses que tu ne seras pas à la hauteur
  • Tu as l’impression qu’on se moque de toi quand on te complimente
  • Les critiques même constructives te paralysent

Mais, POURQUOI EN PARLER, quel est mon vécu face à ce syndrome ?

Si je regarde en arrière, je me rends compte que j’ai toujours ressenti ce doute maladif de ne pas être à la hauteur tout en trompant mon entourage sur mes capacités. J’ai toujours eu cette petite voix dans ma tête qui me disait que j’étais nulle ou incompétente. 

1. L’école (same au taf) 

Qui ne s’est jamais dit “j’ai eu 15, par chance”. Toujours remettre mes réussite sur le compte de la chance. Ça rendait difficile les examens ou j’étais tétanisée malgré le fait que je connaissais le sujet par coeur. Ça rendait difficile mes examens oraux, j’arrivais à me persuader que je n’avais aucune connaissance. BREF L’ENFER. 

Peu à peu j’ai pris confiance à l’oral. Mais j’attribue à présent ma réussite non plus à la chance mais à mon charisme. Ça a développé chez moi un besoin constant de tout faire toute seule, pour me prouver que j’en suis capable SEULE. Ça rend dingue mon entourage d’ailleurs, mais j’aime savourer mes victoires seule.

Avant de reprendre mes études je bossais dans des hôtels grâce à mon anglais plutôt bon, avec des personnes qui avaient fait 3 ans d’école d’hôtellerie et qui ne se gênait pas de me faire des réflexions débiles mais ça me faisait perdre toute confiance en moi, et j’avais l’impression de ne pas être à ma place, je ne me sentais pas légitime. 

2. Blog & Instagram

Ce qui me gêne le plus vis-à-vis du blog et de mon compte Instagram c’est que les gens ne comprennent pas pourquoi je suis payée pour mettre en avant des marques. Ils trouvent ça injuste, et pensent que ce n’est en aucun cas justifié. 

Pour être complètement honnête, ça a créé tellement de doutes. Je me sentais mal à l’aise d’en parler, d’ailleurs c’est toujours un peu le cas. Je suis frileuse encore de parler d’instagram et de comment je gagne de l’argent grâce à ce réseau social. J’avais et j’ai toujours un peu, l’impression de tromper tout le monde. Donc ça me force à toujours recherché encore plus d’authenticité, de simplicité et d’honnêteté dans ce que j’écris. Pour enfin pouvoir me dire “je suis légitime parce tout ça c’est moi : ça vient de moi”.

3. L’Amour 

“quand on est aimé on ne doute de rien, quand on aime on doute de tout”

Je trouve cette citation tellement vraie, enfin surtout pour moi. J’ai toujours eu cette impression d’avoir besoin de l’approbation d’autrui pour me sentir à ma place. Cette angoisse constante que l’autre se rende compte que l’on est pas assez bien, pas assez jolie, “qu’il ouvre les yeux” et qu’il trouve tout simplement mieux que nous car tout le monde est mieux au final. Ça finissait souvent très mal. À la moindre baisse d’attention je m’en allais. Comme pour le travail, le moindre compliment était pour moi une moquerie. 

J’ai compris à présent qu’il fallait prendre les choses plus relax. “S’il t’aime ce n’est pas pour rien”. À voir avec le temps. 

MAIS dieu merci il existe des solutions, 

syndrome

Je ne veux pas être spectatrice de ma vie donc je cherche des solutions

Il n’y a pas de formule magique, c’est un long chemin qu’il faut prendre en essayant de se mettre des oeillères et en faisant taire cette saleté de petite voix qui te dit que tu n’es pas méritante.

Voilà tout ce qui m’a aidé sur ma route :

ME CONFRONTER À L’AVIS DES AUTRES ET ACCEPTER LES CRITIQUES

Ouvrir ce blog a été ma meilleure thérapie contre ce syndrome de l’imposteur.

Quand on livre son travail, ses idées, son avis à Internet, impossible de se cacher derrière quoi que ce soit. Les archives s’accumulent, on peut regarder en arrière tout ce qu’on a fait de bien ou de moins bien, impossible de se mentir. Les lecteurs sont parfois plus durs que des professeurs, et cette fois ci, difficile de les tromper.

Ce blog m’a beaucoup aidée à prendre confiance en moi, en mes idées. 

Me montrer ici et apprendre à composer avec les critiques négatives et les trolls m’ont fait infiniment avancer.

On ne peut pas plaire à tout le monde c’est la vie, l’accepter ça aide à se sentir légitime.

ME LANCER DES DÉFIS ET ACCEPTER QUE TOUT NE SERA PAS PARFAIT

Je me souviens du jour ou une grande marque de mode m’a proposé un gros contrat pour écrire sur leurs nouveaux produits. La première chose que je me suis dit c’est que j’avais pas les compétences, mais je me suis dit “fuck it j’essaie”. J’étais terrifiée mais je l’ai fait.

Aujourd’hui je trouve objectivement que cet article n’étaient pas super du tout… Mais au lieu de me dire que c’était mauvais je me suis dit “c’est perfectible, mais c’est pas grave tu vas apprendre”.

Sauter dans le grand bain sans les brassards en fermant les yeux c’est la claque mais tu apprends beaucoup au passage.

On peut commencer par se traiter avec bienveillance et arrêter de se juger, de se dénigrer et de se comparer aux autres. Il est important de se focaliser sur les réussites comme étant de vraies ressources et d’accueillir les compliments.

J’espère que toi qui me lit derrière ton écran tu ne vis pas la même chose. Mais si jamais c’est le cas, alors ne t’en fais pas. Il existe un tas de solutions pour passer outre. ♡

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